L’entretien d’embauche

Comment finir un entretien de recrutement

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Il faut savoir sortir de l’entretien et le conclure à son avantage. Avant la fin de la rencontre, faites-en mentalement la synthèse :

  • avez-vous obtenu assez d’informations sur l’entreprise, le poste et les perspectives d’avenir ?
  • avez-vous mis tous vos atouts en valeur ?
  • une suite est-elle prévue ?

Demandez à votre interlocuteur qu’il vous livre ses impressions sur votre candidature. Trois cas peuvent se présenter.

Vous l’avez convaincu. Il décide de continuer et vous informe de la suite des événements en vous annonçant que vous allez rencontrer votre futur responsable hiérarchique, puis le dirigeant de l’entreprise.

Il n’est pas décidé. Dans la majorité des cas, vous devez vous attendre à recevoir une réponse du style : «J’ai besoin de recul, je ne peux pas encore vous donner une réponse, il me reste à voir quelques candidats ; a priori, le point faible de votre candidature, c’est… » Dans ce cas, il est probable qu’il conclut l’entretien en vous disant qu’il vous appellera la semaine prochaine pour vous dire ce qu’il aura décidé N’insistez pas.

Il rejette votre candidature. En général, le recruteur fera preuve d’hypocrisie en vous donnant la même réponse que dans le cas précédent. Les plus courageux d’entre eux vont, en revanche, essayer de vous convaincre que cet emploi ne correspond pas à vos attentes.

Sous quel délai aurez-vous une réponse ?

Si le recruteur vous donne une réponse évasive du style « Nous vous écrirons… », proposez de le contacter par téléphone : « est-ce que vous me permettez de vous appeler dans une semaine pour prendre connaissance de votre décision ? ». Ainsi, vous n’aurez pas à attendre durant deux ou trois semaines que vienne une hypothétique réponse. De plus, en fixant une date butoir, vous obligez le recruteur à vous répondre dans les délais promis et vous prenez date pour une éventuelle relance.

En prenant congé du recruteur, veillez à faire une dernière bonne impression. Remerciez-le de vous avoir accordé une entrevue, serrez- lui la main fermement en le regardant dans les yeux. Et souriez !

Surtout, ne partez pas perdant. Il ne faut pas rester figé sur le sentiment qu’on a raté son entretien. Si l’impression qu’on a donnée semble mauvaise, elle est tout à fait récupérable par la suite, auprès des autres interlocuteurs de l’entreprise.

La négociation de salaire – Comment en parler ?

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Avant l’entretien de recrutement, renseignez-vous sur les rémunérations couramment pratiquées pour un poste similaire. Des journaux tels que L’Expansion, L’Usine nouvelle… publient chaque année des enquêtes sur les salaires des cadres. Ils recensent tous les cas pouvant se présenter selon votre formation ou votre expérience Consultez-les pour connaître votre degré dans l’échelle des salaires De leur côté, les non cadres pourront aisément se renseigner auprès des conseillers de l’ANPE ou de leurs syndicats.

Vous pouvez également relever les salaires proposés pour le même type de poste que vous recherchez dans les petites annonces. Pour définir votre rémunération, un certain nombre d’éléments sont à prendre en compte : votre formation, votre expérience professionnelle, la taille de l’entreprise et sa situation géographique Paris ou Province principalement.

Voici quelques conseils de base pour réussir votre négociation :

Abordez la question du salaire à la fin de l’entretien. Vous devez savoir précisément ce que l’on attend de vous avant de formuler vos exigences. Si le recruteur vous demande « Combien voulez-vous gagner ? » dès les premiers instants de votre rencontre, dites par exemple : « Je voudrais, avant de vous répondre, connaître l’étendue de mes responsabilités ». Mais si le recruteur n’aborde pas le sujet, osez prendre l’initiative. C’est parfois un test pour voir si vous avez confiance en vous et si vous savez engager une négociation. N’omettez pas non plus de considérer les possibilités d’évolution de carrière, ni la politique de formation de l’entreprise avant de vous prononcer. Un passage de deux ou trois ans chez Coopers & Lybrand ou Arthur Andersen Justifie une rémunération plus modeste que dans d’autres entreprises, car il constitue un excellent tremplin pour la suite de votre carrière.

Ne donnez jamais un chiffre précis. Il faut toujours se montrer flexible dans une négociation salariale. Si vous demandez trop, on vous éliminera d’office ; pas assez, on pensera que vous vous sous-évaluez, ce qui sera suspect. Mieux vaut donc indiquer une fourchette de salaire assez large et laisser le soin à votre interlocuteur de fixer son prix à l’intérieur de celte marge. Dans un bon recrutement, il faut que la société et le candidat aient le sentiment de réaliser une bonne affaire.

Parlez en rémunération brute. Les recruteurs raisonnent toujours sur une base brute, c’est-à-dire sur un salaire auquel il sera retranché les charges sociales qui vous incombent. La différence est environ de 15 %. Si vous acceptez 100, vous ne toucherez réellement que 85. Par conséquent, ne commettez pas l’erreur de penser en salaire net, vous seriez lésé.

Raisonnez en termes de progression de salaire et non de salaire de départ. Avant de vous arrêter sur un chiffre, demandez au recruteur comment va évoluer votre salaire, dans quelles conditions et sous quelles échéances. Un salaire de départ mirobolant cache peut- être une stagnation ultérieure. Profitez de la situation d’entretien pour négocier cette évolution. Il est toujours plus facile d’obtenir des concessions à l’embauche qu’une augmentation ultérieure.

Tenez compte des avantages consentis par l’entreprise pour fixer votre salaire. Mais ne prenez pas l’initiative d’interroger le recru Leur sur l’existence d’un treizième ou quatorzième mois, sur les réductions du comité d’entreprise, ou les tickets restaurant. Vous êtes censé privilégier l’intérêt du poste plutôt que ses avantages sociaux. D’ailleurs, si ces avantages peuvent majorer vos revenus, le recruteur ne manquera pas de les évoquer. À titre indicatif, une voiture de fonction équivaut à une majoration de 800€ par mois.

Combien demander ?

Si vous êtes expérimenté, partez du salaire que vous perceviez chez votre ancien employeur et majorez-le de 15 %. L’écart correspond à une fourchette de négociation raisonnable. Dites par exemple « Mon salaire annuel brut était de 33 000 €, je souhaiterais gagner entre 35 000 € et 38 000 €». N’oubliez pas de justifier cet écart par vos nouvelles responsabilités.

Autre impératif : soyez précis et complet. Il faut indiquer votre salaire annuel de base, en brut, et décomposer votre rémunération globale entre le fixe, le variable, et les éventuels avantages en nature comme la voiture de fonction.

Pour les débutants, la marge est plus étroite. La plupart des entreprises appliquent un barème difficilement négociable en fonction du diplôme. Toutefois, la personnalité du candidat, son potentiel, certaines formations complémentaires ou encore une première expérience professionnelle dans le cadre de stages ou d’un poste particulier sont des atouts qui peuvent se monnayer à la hausse. Mais soyez réaliste : vous devez garder à l’esprit que l’heure est à la frilosité dans les entreprises et que la négociation du salaire d’embauche est de moins en moins à l’ordre du jour pour les débutants. Si vous valez 100, on vous pardonnera si vous avancez 110. Mais ne dites pas 180, vous ne tiendrez pas la distance. L’audace est toujours appréciée quand elle est associée au sens des réalités.

Après l’entretien de recrutement, quelques conseils

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À l’issue de chaque entretien, nous vous conseillons de dresser à chaud un petit bilan. Soyez rigoureux et obligez-vous à le compléter après chaque entretien. Faites-en pour cela des photocopies en nombre suffisant Dans la première colonne, établissez un bref descriptif du poste. Précisez l’étendue des responsabilités, les liens hiérarchiques et fonctionnels, les possibilités de formation, les perspectives d’évolution, le salaire proposé et la date à laquelle vous êtes censé recevoir une réponse. Rédigez ensuite, dans la colonne « observations », le compte rendu de la discussion, et jetez quelques remarques sur ce qui a bien marché ou au contraire ce que vous devez améliorer pour l’entretien suivant Sorte de journal de bord, ce bilan va vous permettre de faire le point sur vos contacts et de mieux gouverner vos prochains entretiens. Remplissez une fiche individuelle par poste et relisez-la en ajoutant de nouvelles propositions avant chaque nouvelle rencontre.

La relance

Les candidats sont peu nombreux à relancer un recruteur ou une entreprise. Elle peut pourtant s’avérer très efficace. Son intérêt est triple. Elle vous rappelle au souvenir de votre interlocuteur. Elle montre votre esprit d’initiative. Et, surtout elle prouve votre motivation et votre intérêt pour l’entreprise et le poste. Concrètement, quatre cas de ligure peuvent se présenter

1.    Vous ne recevez aucune réponse

Le délai de réponse des recruteurs varie d’une semaine à trois semaines. Passé ce laps de temps, si vous n’avez pas de réponse, relancez par téléphone le responsable du recrutement ou éventuellement son assistante (voir le chapitre sur l’entretien individuel)

2.    Vous recevez un refus catégorique

La relance est conseillée même si l’on vous a annoncé que votre candidature n’était pas retenue. Pas question cependant d’agresser le recruteur en lui demandant de justifier son refus. L’objectif est tout autre : il s’agit de comprendre ce qui n’a pas marché et pourquoi. Il existe peut-être des incohérences entre votre CV et votre projet? Vous n’avez pas su mettre en valeur vos atouts ? Vous apprendrez ainsi un certain nombre de choses (pas forcément agréables) sur vous-même. Mais cela vous permettra de progresser. Et d’arriver mieux armé à votre prochain entretien. Profitez-en pour demander à votre interlocuteur s’il connaît d’autres services de l’entreprise susceptibles d’être intéressés par votre profil. Si vous avez réussi à créer un courant de sympathie, il ne refusera pas de vous les indiquer.


SOCIETE :


Date de l’entretien :


Nom et fonction du recruteur + Tel :


Étendues des responsabilités :


Liens hiérarchiques et fonctionnels :


Politique de formation :


Salaire proposé :


Perspectives de promotion et évolution de salaire :


Bilan :


 

 
3. Vous êtes convoqué à un nouvel entretien

C’est bon signe. Cette nouvelle convocation prouve que le recruteur est fortement intéressé par votre candidature. Dans ce cas, il est inutile de l’appeler. Mettez plutôt à profit le délai jusqu’à votre prochaine rencontre pour approfondir votre connaissance de l’entreprise et pour perfectionner voire argumentation.

4. Vous recevez une réponse positive

Vous avez alors le choix entre trois attitudes

 

 

  • Réfléchissez car vous avez reçu d’autres propositions plus attrayantes. Pour choisir entre plusieurs postes, nous vous conseillons de privilégier les responsabilités et l’aspect formateur au détriment du salaire. Si vous êtes jeune diplômé, n’hésitez pas à demander l’avis d’un ancien professeur et menez votre propre enquête sur l’ambiance de l’entreprise avant de vous décider. Procédez également à la critique du poste que l’on vous propose. Même si vous n’avez pas encore reçu de réponse préparez-vous à prendre une décision. Pour cela, posez-vous les bonnes questions : vous sentez-vous compétent pour le poste, c’est-à-dire à la hauteur des exigences pour exercer cette fonction? Avez-vous cerné toutes les contraintes du poste (horaires irréguliers, lourde charge de travail, stress important. déplacements fréquents, objectifs à atteindre élevés, obligations sociales ou mondaines, etc.) et êtes-vous prêt à les accepter? Êtes-vous attiré par cette mission, motivé et capable de réussir dans l’entreprise ? Si l’on vous a présenté vos futurs collaborateurs, comment avez-vous perçu l’ambiance de travail qui régnait dans le service ? Les conditions de travail (cadre et moyens matériels, financiers et humains) vous satisfont-elles ? Bref avez-vous réellement envie de vous investir à fond pour cette entreprise ?
  • Demandez un délai de réflexion. Si vous attendez d’autres propositions, expliquez au recruteur que vous êtes très intéressé par le poste, mais que vous souhaitez néanmoins qu’il vous accorde un délai d’une ou deux semaines pour prendre une décision. Évitez, surtout, de vous engager sur une date précise pour donner votre réponse
  • Acceptez la proposition. Quel que soit votre cas, contactez le recruteur pour lui faire part de votre décision.

5 conseils pour préparer un entretien d’embauche

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Un entretien d’embauche, ça se prépare. Voici 5 conseils pour vous aider dans cette démarche :

 

  1. Préparez votre entretien sur papier. Réfléchissez aux questions que le recruteur peut vous poser et écrivez les réponses. Il ne s’agit pas de l’apprendre par cœur, mais que les mots vous viennent naturellement lors de l’entretien.
  2. Entrainez-vous avec quelqu’un de franc (qui pourra vous faire part de vos erreurs) à faire des simulations d’entretien. Précisez à cette personne qu’elle n’hésite pas à vous poser des questions qui ne figurent pas sur votre papier.
  3. Renseignez-vous sur l’entreprise. Cela permettra de montrer au recruteur que vous savez de quoi vous parlez et que vous vous intéressez.
  4. Préparez votre tenue la veille de l’entretien. Les filles, évitez les jupes trop courtes ou les décolletés trop profonds. D’autant plus que la femme du patron travaille souvent dans l’entreprise et risque de ne pas apprécier. Les garçons, rasez-vous, cela fait plus « soigné ».
  5. Déstressez… Facile à dire, mais plus vous serez stressé moins vous serez convaincant auprès du recruteur. Alors respirez profondément et positivez : vous êtes prêt, il n’y a pas de raison.

 

Voici les principaux conseils à appliquer pour préparer au mieux un entretien d’embauche. Bon courage !

L’épreuve de dynamique de groupe ou entretien collectif

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Parfois, les entreprises choisissent de ne pas évaluer les candidats à un poste par le biais d’un entretien d’embauche classique mais préfèrent les entretiens collectifs pratiqués également lors de nombreux concours dans les écoles de commerce.

C’est une des épreuves les plus fiables pour choisir un candidat à un poste de direction.
Le but de ces entretiens est de recruter en essayant d’identifier et d’évaluer les compétences et habilités des candidats mais aussi de tenter de prédire leur rendement à un poste de travail déterminé. Il ne s’agit pas tant d’évaluer les traits de personnalité mais plutôt le fait de posséder la capacité nécessaire pour mener à bien une réussite. Le déroulement de l’épreuve de dynamique de groupe laissera entrevoir des compétences qui ne s’acquièrent pas en deux jours mais qui sont plutôt innées.

En général cette épreuve ne regroupe pas plus de dix candidats. Elle consiste à leur demander de réaliser des activités collectives qui se rapprochent des fonctions et des tâches qu’ils rencontreront sur le poste réel. Les épreuves peuvent durer de 45 à 90 minutes en général et les sessions sont le plus souvent réparties sur un ou deux jours.

Les activités qui peuvent être proposées sont :

Une rédaction : On propose un matériel écrit, normalement relatif à une activité de l’entreprise et vous devrez à partir de cela rédiger une note avec des recommandations. Cet exercice se fait dans un temps limité et évalue les capacités d’analyse de raisonnement et bien sûr d’expression écrite.

Faire une présentation : Devant les autres candidats et le personnel qui vous évalue. Il jauge votre capacité à structurer une présentation, votre expression orale et la capacité que vous avez à vous exprimer en public.

L’exercice du plateau : Il suppose que vous avez déjà été embauché pour le poste. On vous donne un plateau rempli de documents, cartes de clients, demandes en tout genre, courriers électroniques et vous devez remplir les tâches qui en découlent. On analysera alors votre travail, les priorités que vous avez établies et la qualité de votre communication.

Le déjeuner ou diner : C’est un exercice moins fréquent et plus difficile à appréhender. Tentez d’observer le niveau de responsabilité des gens qui vous évaluent. On observera à travers votre comportement la capacité que vous aurez  à prendre des décisions, de travailler sous pression, votre motivation, votre leadership, votre intégration à un groupe, capacité d’analyse, de communication verbale…

Quelques conseils pour l’épreuve :

  • Etre naturel : même si vous voulez faire au mieux, si vous vous forcez à adopter une posture qui n’est pas spontanée pour vous, vos interlocuteurs le percevront.
  • Participer activement et privilégier la réussite collective à la réussite personnelle.
  • Soyez vigilent quant à votre politesse et votre courtoisie.
  • Ne vous obstinez pas en cas de désaccord, préférez rechercher un accord.

Souvent, quand l’épreuve commence, un silence de plomb se fait sentir, n’hésitez pas à le rompre d’une expression naturelle comme « Si cela vous convient, nous pourrions commencer par… ». Cela montrera que vous êtes une personne décidée qui sait s’adapter à des situations nouvelles.

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