Cette rubrique suit habituellement celle consacrée à l’état-civil. Mais si votre formation a peu de poids par rapport à votre expérience professionnelle, décalez-la en troisième position. C’est souvent le cas pour les autodidactes parvenus à des postes élevés malgré une formation de base pratiquement inexistante.

L’importance de cette rubrique est inversement proportionnelle à celle consacrée à vos acquis professionnels. En ce qui concerne un jeune diplômé sans expérience, c’est sur sa formation que se structurera sa candidature. C’est maintenant que le bilan effectué auparavant prend toute sa valeur. Il révèle avec précision les éléments intéressants.

Vous n’avez aucune expérience :

C’est donc sur cette rubrique que doit porter vos efforts. Effacez totalement vos études primaires. Indiquez l’année d’obtention du baccalauréat (avec la mention obtenue si elle est équi­valente ou supérieure à «Bien») en omettant le nom et l’adresse du lycée. N’oubliez pas la section. Vous pouvez lire aussi notre article : cv sans expérience

Vous avez une expérience :

C’est cette dernière qui prime. Réduisez la rubrique «Formation» en n’indiquant que les points essentiels. Sauf si vous avez bénéficié d’un enseignement recherché ou si votre expérience laisse à désirer.

Quelques conseils pour améliorer votre CV :

  • Ne mentionnez pas l’adresse complète des établissements mais seulement la ville où ils se trouvent.
  • Evitez les sigles et abréviations. Tous ne sont pas compréhensibles.

Les langues :

Une bonne connaissance des langues étrangères est un facteur d’appréciation important. Si vous êtes polyglotte, exploitez cet atout en établissant une rubrique spéciale. Précisez le niveau de connaissance: écrit, lu, parlé. Si votre niveau est faible, indiquez néanmoins la langue sans en préciser le degré de connaissance.

Faut-il tout indiquer sur un CV ?

Heureux celui qui a l’embarras du choix. Mais attention: pas d’exhibitionnisme universitaire! Si vous pensez séduire votre lecteur en étalant tous les diplômes obtenus et les enseigne­ments suivis, vous commettez une grave erreur. Vous ne feriez que l’indispo­ser. Car il penserait que vous êtes un individu instable, reculant sans cesse le moment d’entrer dans la vie active. Cela si, bien sûr, les enseignements sui­vis témoignent d’incohérence et cheminent dans des voies différentes. Que penseriez-vous d’un candidat se vantant d’être diplômé de l’école des Beaux-arts après un passage d’une année en faculté de médecine et avant l’obtention d’une licence en droit ?

Ce parcours ne traduit pas des qualités d’éclectisme mais une absence de volonté liée à un caractère versatile.

Dans un tel cas, harmonisez vos indications en taisant celles sans intérêt pour le poste en question. Cette mutilation est douloureuse mais nécessaire.